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Un quinquennat à 500 millards

Il s’était présenté comme le candidat de l’« État modeste », l’homme 
qui allait faire baisser les impôts des Français et gérer nos finances 
en bon père de famille. En janvier 2007, l’estimation la plus haute 
de son programme excédait à peine les 50 milliards d’euros. 
Cinq ans plus tard, alors que Nicolas Sarkozy remet son mandat
en jeu, l’heure du bilan a sonné. Et le moins que l’on puisse dire, 
c’est que les 53% d’électeurs qui ont cru à sa promesse de remettre 
les finances publiques d’aplomb n’en ont pas eu pour leur argent. 
Jamais le pays n’a été aussi endetté. Jamais, depuis la Seconde 
Guerre mondiale, la France ne s’est appauvrie aussi rapidement. 
La faute de la crise ? Pas seulement. Nicolas Sarkozy aura beau dire 
qu’il a été victime de circonstances exceptionnelles, la déferlante 
des subprimes puis la montée des dettes européennes, il lui faudra 
bien reconnaître que son absence de cap économique, une mesure 
en chassant une autre, a considérablement affaibli le pays. En 
multipliant les cadeaux aux plus riches et les réformes mal ficelées
 sans réduire les dépenses publiques comme il s’y était engagé,
 le Président a creusé le trou laissé par ces prédécesseurs.

Mélanie Delattre et Emmanuel Lévy, journalistes économiques 
au Point et à Marianne, racontent l’histoire non officielle des 
grandes décisions du quinquennat. Et ils ont compilé les chiffres. 
Leur tableau donne une image inédite du bilan 
financier 2007-2011. Le vrai bilan, en quelque 
sorte. Détails de l’ardoise record de 500 milliards 
d’euros laissée par Nicolas Sarkozy aux Français.